L’essentiel à retenir : Le DJI Mic 3 révolutionne la portabilité avec ses émetteurs poids plume de 16 grammes et l’enregistrement 32-bit float qui sécurise chaque prise de son. C’est l’outil de rêve pour le créateur mobile cherchant la discrétion absolue, à condition d’accepter le compromis radical de l’absence de port jack pour micro-cravate.
Avez-vous déjà pesté contre un micro qui déforme votre col de chemise ou ruiné une prise à cause d’un son saturé à l’improviste ? J’ai testé le dji mic 3 en conditions réelles pour voir si ce poids plume de 16 grammes est vraiment la solution miracle pour nos tournages nomades. Je vous livre ici mon verdict honnête sur ses performances audio, tout en mettant en lumière les compromis ergonomiques qu’il faut absolument connaître avant de craquer.
- Mon expérience avec le DJI Mic 3
- Les avantages et bénéfices concrets
- Les limites et les choix qui fâchent
- Pour qui ce micro est-il vraiment fait ?
- Verdict final sur le DJI Mic 3
Mon expérience avec le DJI Mic 3
Pourquoi j’ai choisi ce nouveau micro
J’utilisais le DJI Mic 2 depuis un moment et j’en étais content, mais sa taille restait un souci sur des vêtements légers. Dès que je le fixais sur un t-shirt, le tissu s’affaissait, ce qui m’obligeait à chercher des solutions de bricolage pour obtenir plus de discrétion lors de mes interviews ou vlogs.
L’annonce du DJI Mic 3, avec sa promesse de miniaturisation radicale, a immédiatement attiré mon attention. L’idée de gagner enfin en portabilité sans sacrifier la qualité audio qui est la signature de DJI semblait répondre exactement à mon problème de poids sur les cols.
La décision a été rapide : il fallait que je teste cette nouvelle génération pour voir si elle tenait ses promesses.
Mes premières impressions au déballage
En ouvrant la boîte, la sensation est immédiate : le boîtier de charge semble plus compact, plus dense que la version précédente. Mais la première chose qui frappe, c’est la taille minuscule des émetteurs nichés à l’intérieur.
On passe tout de même de 28g à seulement 16g par émetteur. Une fois pris en main, la différence est flagrante, on a l’impression de manipuler une simple pièce de monnaie un peu épaisse.
Le choc est réel : l’émetteur est presque deux fois plus petit que celui du Mic 2. On se demande même comment ils ont réussi à tout faire tenir dedans.
Le système magnétique est toujours là, et j’ai remarqué que les bonnettes anti-vent ont enfin leur propre rangement dans le boîtier, ce qui est une bonne idée. Le sentiment général est celui d’une optimisation poussée à l’extrême pour les créateurs nomades.
Le test sur le terrain : entre interviews et vlogs
J’ai lancé une première interview en extérieur pour voir ce que ça donnait. L’émetteur se clipse sur un col de chemise fine sans le déformer d’un millimètre et mon interlocuteur oublie presque sa présence instantanément. La discrétion est validée, visuellement, c’est le jour et la nuit.
J’ai enchaîné sur un usage vlog en mouvement, en connectant facilement le récepteur à mon smartphone via l’adaptateur USB-C. L’ensemble est si léger qu’on ne le sent pas, offrant une liberté de mouvement totale.
Après ces premiers tests, le verdict est clair : le gain en confort est indéniable.
Les avantages et bénéfices concrets
Après ces premières impressions positives, il est temps d’analyser froidement ce que ce micro apporte vraiment au quotidien.
La discrétion absolue : un micro qui se fait oublier
Avec ses 16 grammes, le changement est radical. Fini le col qui baille sur un t-shirt ou un chemisier léger. Le module tient en place sans jamais tirer sur le tissu.
Sa taille lilliputienne le rend beaucoup moins intrusif à l’image, un atout majeur pour des rendus professionnels ou documentaires. Même si le logo DJI reste visible, son gabarit réduit l’empêche de devenir une distraction visuelle gênante.
On gagne instantanément en naturel, tant pour soi que pour la personne que l’on filme.
Une qualité sonore qui sécurise mes tournages
Parlons du plus important : la qualité audio. Le son est cristallin, la voix parfaitement définie. On obtient un rendu professionnel directement en sortie de caméra, sans traitement lourd derrière.
L’enregistrement en 32-bit float agit comme une véritable assurance anti-clipping. Impossible de saturer le son, même lors d’un cri soudain. C’est une tranquillité d’esprit absolue une fois en post-production.
- Enregistrement 32-bit float : pour ne plus jamais avoir de son qui sature.
- Réduction de bruit active (ANC) : deux niveaux (bas et fort) pour filtrer les bruits de fond indésirables.
- Contrôle adaptatif du gain : le micro ajuste le volume tout seul pour éviter les mauvaises surprises.
J’apprécie la nuance de la réduction de bruit active (ANC). Le mode « bas » gomme efficacement une ventilation sans dénaturer la voix, tandis que le mode « fort » reste une solution de secours pour les environnements vraiment hostiles.
L’écosystème et l’autonomie pensés pour le terrain
Côté batterie, les 8 heures par émetteur couvrent largement une grosse journée de tournage. Le boîtier, offrant 2,4 recharges supplémentaires, pousse le total à près de 28 heures théoriques. On part l’esprit libre.
Si la portée de 400 mètres reste théorique, elle garantit surtout une connexion ultra stable. Dans les faits, le signal ne décroche jamais sur les distances classiques dont on a besoin.
C’est un système d’une fiabilité redoutable sur lequel on peut compter une fois sur le terrain.
Les limites et les choix qui fâchent
Mais voilà, aucun produit n’est parfait. Et le DJI Mic 3, malgré ses qualités, s’accompagne de quelques compromis qu’il faut connaître avant de craquer.
L’impasse sur la connectique : un vrai point de friction
Soyons francs, l’absence de prise jack 3,5 mm sur les émetteurs est un choc. DJI a fait un choix radical qui ne plaira pas à tout le monde. Concrètement, c’est impossible de brancher un micro-cravate externe. Pour moi, c’est une vraie perte de polyvalence.
On se retrouve donc « coincé » avec le micro intégré. Même s’il offre une excellente qualité, ça retire cette flexibilité qu’on adorait sur le DJI Mic 2. C’est frustrant pour certaines configurations de tournage spécifiques.
- Absence de prise jack 3,5 mm : adieu les micros-cravates filaires.
- Absence de port USB-C sur les émetteurs : impossible de les recharger en dehors du boîtier ou de transférer les fichiers directement.
- Connecteur Lightning pour iPhone non inclus : il faut l’acheter séparément, alors que seul l’USB-C est fourni de base.
L’absence de port USB-C sur les émetteurs oblige à toujours avoir le boîtier sous la main. Sans lui, aucune recharge possible.
Des détails d’ergonomie qui auraient pu être mieux pensés
Parlons du sac de transport, qui est une simple pochette en tissu zippée. C’est une régression claire face à l’étui rigide et organisé du Mic 2. Mes accessoires se baladent un peu trop à l’intérieur. J’ai peur pour la durabilité sur le long terme.
Le logo DJI reste toujours très visible sur les émetteurs. Sur des tournages commerciaux ou discrets, ça jure et m’oblige souvent à « bricoler » avec du gaffer noir. On aimerait plus de sobriété pour l’image.
Le nouveau bouton de déverrouillage de l’adaptateur USB-C est une petite amélioration bienvenue. Pourtant, l’ensemble manque un peu de finition sur ces détails.
L’application Mimo, un passage obligé un peu frustrant
L’application DJI Mimo est malheureusement nécessaire pour les mises à jour du firmware. Elle gère aussi certains réglages avancés indispensables. On ne peut pas vraiment y échapper si on veut exploiter le matériel. C’est un passage obligé pour tout utilisateur.
Je dois être honnête, l’interface est encombrée et peu intuitive à l’usage. Les demandes de connexion répétées m’agacent, tout comme les publicités pour d’autres produits DJI. Quand on veut juste faire une mise à jour rapide, ça devient vite pénible.
C’est clairement un point faible de l’expérience utilisateur. Heureusement qu’on ne l’utilise pas tous les jours.
Pour qui ce micro est-il vraiment fait ?
Ce micro vise le créateur obsédé par la rapidité. Si la vitesse et la portabilité sont vos critères absolus, vous allez l’adorer. On sort le boîtier, on clipse l’émetteur, et l’enregistrement démarre.
Je pense au vlogueur qui filme à la volée dans la rue. C’est aussi l’arme fatale du journaliste mobile ou du créateur TikTok qui exige un son propre. Pas de câbles, pas de réglages complexes, juste de l’efficacité.
- Les vlogueurs de voyage qui doivent voyager léger.
- Les créateurs de courtes vidéos pour les plateformes sociales.
- Les journalistes ou interviewers qui privilégient la discrétion et la rapidité d’installation.
C’est l’outil rêvé pour obtenir un son pro sans aucune contrainte technique. Bref, la liberté totale.
DJI Mic 3 ou DJI Mic 2 : le duel interne
Beaucoup hésitent à lâcher leur Mic 2 pour cette nouvelle version. Pourtant, la réponse dépend d’un détail précis.
Si vous devez brancher un micro-cravate externe pour plus de discrétion, gardez votre ancien modèle. Dans ce cas précis, le DJI Mic 2 reste une option plus pertinente et polyvalente.
| Caractéristique | DJI Mic 3 | DJI Mic 2 |
|---|---|---|
| Poids émetteur | 16g | 28g |
| Prise micro-cravate | Non | Oui (jack 3,5 mm) |
| Enregistrement | 24-bit / 32-bit float | 24-bit |
| Réduction de bruit | Oui (ANC 2 niveaux) | Oui (basique) |
| Étui de transport | Sac souple | Étui rigide organisé |
| Idéal pour… | Discrétion et sécurité (32-bit) | Flexibilité (micros externes) |
Par contre, pour une compacité extrême et la sécurité du 32-bit float, foncez. Le Mic 3 devient alors une évolution logique et désirable pour sécuriser vos prises. Le choix dépendra uniquement de votre flux de travail.
Et pour les configurations professionnelles complexes ?
J’ai noté une capacité souvent ignorée mais redoutable pour les pros. Le système permet de lier jusqu’à 4 émetteurs à un récepteur unique. Sur le papier, c’est une flexibilité rare pour ce gabarit.
Imaginez enregistrer une table ronde avec quatre invités sur des pistes distinctes. Vous pouvez aussi envoyer un flux audio vers plusieurs caméras simultanément sans câblage infernal.
Malgré l’absence de jack, le timecode intégré le rend très pertinent pour les petites équipes de production.
Verdict final sur le DJI Mic 3
Après avoir pesé le pour et le contre, il est temps de livrer une synthèse honnête et de donner mon avis final.
Ce que je retiens après plusieurs semaines
Ce que je retiens, c’est avant tout la liberté. La liberté de ne plus me soucier du poids du micro, la liberté de ne plus craindre un son qui sature grâce au 32-bit float. C’est un soulagement technique au quotidien.
Mais je retiens aussi la frustration de ne plus pouvoir utiliser mes micros-cravates et de devoir composer avec un sac de transport peu pratique. Cette régression matérielle m’agace.
C’est un produit de compromis, mais de compromis intelligents pour un certain type d’usage. Voilà la réalité.
Mon avis sincère : un achat que je ne regrette pas, mais…
Est-ce que je le recommande ? Oui, sans hésiter, mais pas à tout le monde. Si vous privilégiez la compacité extrême, c’est un grand oui.
Le DJI Mic 3 est une amélioration significative pour qui cherche la discrétion et la sécurité avant tout, même si cela se fait au prix d’une certaine flexibilité.
Pour mon usage personnel — principalement du vlog et des interviews rapides — le gain en compacité et la sécurité du 32-bit float l’emportent sur la perte du port jack. C’est un choix que je ne regrette pas.
C’est un excellent outil, probablement le meilleur de sa catégorie pour la portabilité, à condition que ses compromis correspondent exactement à votre façon de travailler.
Au final, ce DJI Mic 3 a transformé ma façon de tourner en solo. Certes, l’absence de prise jack est un compromis frustrant, mais la sécurité du 32-bit float et cette légèreté incroyable l’emportent pour mes vlogs. C’est un outil imparfait mais redoutable, que je recommande aux créateurs cherchant l’agilité avant tout.
FAQ
Quand le DJI Mic 3 est-il sorti et est-il disponible ?
Le DJI Mic 3 est la toute dernière évolution de la gamme audio de DJI, arrivée sur le marché pour succéder au très populaire Mic 2. Il est désormais disponible et se positionne clairement comme une solution ultra-compacte pour les créateurs. Pour ma part, je le vois comme une réponse directe aux besoins de ceux qui trouvaient la génération précédente encore un peu trop visible à l’image.
Combien coûte réellement le DJI Mic 3 ?
Le tarif le place dans le haut du panier des micros sans fil grand public, ce qui représente un certain investissement. Cependant, quand je regarde ce qu’il offre — notamment l’enregistrement en 32-bit float et cette miniaturisation impressionnante — le prix me semble justifié pour quiconque souhaite sécuriser ses prises de son sans s’encombrer. C’est le prix de la tranquillité d’esprit et de la discrétion.
Comment se passe l’appairage du DJI Mic 3 au quotidien ?
Honnêtement, c’est l’un des aspects les plus agréables de ce produit. Dès que j’ouvre le boîtier de charge, les émetteurs et le récepteur s’allument et se connectent instantanément. Je n’ai quasiment jamais eu à intervenir manuellement. Si vous devez le connecter à un nouveau téléphone ou une caméra, l’écran tactile du récepteur rend la manœuvre très intuitive, bien plus simple que sur d’anciens systèmes où il fallait jongler avec des boutons obscurs.
En 2025, quel micro DJI dois-je choisir pour mes vidéos ?
C’est la question que tout le monde se pose, et ma réponse est nuancée. Si votre priorité absolue est la discrétion visuelle et la légèreté (16g seulement !), foncez sur le DJI Mic 3 : il se fait totalement oublier sur un t-shirt. En revanche, si vous avez impérativement besoin de brancher un micro-cravate filaire (Lavalier), je vous conseille de rester sur le DJI Mic 2, car le Mic 3 a fait l’impasse sur la prise jack 3,5 mm, ce qui est son principal défaut à mes yeux.
Quelle est la procédure pour mettre à jour le firmware du DJI Mic 3 ?
C’est un passage obligé qui peut être un peu frustrant. Pour mettre à jour le système, vous devez impérativement passer par l’application smartphone DJI Mimo via l’adaptateur USB-C ou Lightning. Je ne vous cache pas que l’application est parfois un peu lourde avec ses publicités et ses demandes de connexion, mais c’est la seule façon de garantir que vous bénéficiez des dernières corrections et fonctionnalités, comme l’amélioration du 32-bit float.



